1996, traduit par Laetitia Devaux en 1998, Gallimard, « frontières », (réédition en 2002 chez Scripto, ouvrage non consulté).

Junk___crit_par_Melvin_BurgessL'histoire : Nico en a assez de sa mère alcoolique et de son père que le bat. Il décide de fuir loin de toute cette souffrance. Il parvient à se débrouiller pour manger et dormir et fait des rencontres. Sa petite amie Gemma, qui en a assez de ses parents trop stricts, le rejoint. Ils font la fête et profitent de la liberté. Au fil des rencontres, ils tombent sur des jeunes qui consomment de l’héroïne. Ils finissent par tester et une autre forme de souffrance commence.

Notre avis : Nous avions lu ce livre lors de notre tendre adolescence. Cette lecture est donc la deuxième. En consultant les avis sur Internet, nous avons retrouvé le même sentiment que nous avions ressenti à l'époque : ce livre est merveilleux, extraordinaire, fabuleux, etc. Pourtant, en le relisant, nous nous sommes rendus compte que nous n'avions que peu de souvenirs. Certaines scènes très violentes nous étaient restées en mémoire mais la première moitié du roman avait totalement disparu. Passons à notre commentaire actuel :
Ce livre est très bien construit. A chaque chapitre, la focalisation change et la narration évolue grâce à l'ensemble des voix. Les témoignages se recoupent, se regroupent, s'opposent. Bref : un jeu énonciatif travaillé et réussi.
L'objectif du livre - prévenir des méfaits de la drogue - est atteint d'après le souvenir que nous en avons et les témoignages d'adolescents.
Ce récit bouleversant reste longuement en mémoire, du moins pour les scènes les plus choquantes. Cette oeuvre est donc à conseiller à tous les adolescents.
Bilan : à lire ni trop tôt ni trop tard ; ce roman pour adolescents marquera les lecteurs et nous espérons que la leçon sera bien retenue !

Mirabilia.