Otium

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15 août 2008

La sorcière de Venise, écrit par Andrea Molesini

[Quando ai veneziani crebbe la coda], traduit de l'italien par Diane Ménard, l'école des loisirs, "Maximax", 1994.

la_sorci_re_de_veniseL'histoire : La sorcière Befana qui apporte des cadeaux aux enfants sages et du charbon aux vilains a des ennuis dûs à sa consommation excessive d'alcool... De nombreux dégâts en résultent.

Notre avis : Cette histoire est drôle. Les péripéties sont originales et les situations désopilantes. Les images sont recherchées, bien trouvées, et très justement employées.
Bilan : un conte savoureux, drôle et fin.

Mirabilia.

Tête à rap, écrit par Marie-Aude Murail

L'école des loisirs, "Médium", 1994.

t_te___rapL'histoire : Nils Hazard se trouve sur la route d'un Serial Killer. Dans cet épisode, l'étruscologue va héberger un chien, apprécier la télévision et rencontrer des dealers. Toute cela, sur un air de rap.

Notre avis : Merci ! Voilà ce que nous souhaitons crier comme commentaire. Les livres écrits par Marie-Aude Murail sont exceptionnels. Mais pas seulement. Ils appartiennent à cette très rare catégorie des livres qui nous inspirent de la confiance. Expliquons : Marie-Aude Murail est un auteur de valeur certaine. Nous n'avons jamais de doute. Si nous cherchons un livre, si nous ne savons pas quoi lire, si nous souhaitons passer un agréable moment de détente et de littérature, nous n'avons pas de doute : les oeuvres de l'auteur nous comblent toujours. Nous avons entièrement confiance en Marie-Aude Murail et nous souhaitons qu'il reste toujours des livres d'elle que nous n'aurons pas lus. Car quelle tristesse de lire plus vite que n'écrit notre auteur favori !
Après cette digression, néanmoins nécessaire, revenons à Tête à rap. Comme d'habitude, nous ne devinons jamais le dénouement, qui est, encore une fois, surprenant, original, et si bien trouvé.
Nous découvrons toujours un peu plus notre personnage, Nils Hazard. Nous rions lors de ces passages chez la famille de Catherine et lorsque Nils est fatigué durant les concerts.
Pour les lecteurs méconnaissant la langue des "djeunes", ce livre permet aussi de se mettre au courant. Remarquons cependant que l'oeuvre date un peu : si, pour nous, les mots employés reflètent en effet le parler des jeunes, c'est peut-être car nous l'étions à l'époque mais moins maintenant.
Bilan : Merci Marie-Aude Murail de nous charmer encore une fois grâce au personnage charismatique de Nils et à ces enquêtes originales et farfelues.

Mirabilia.

Posté par Titoudou à 11:57 - Livres - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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14 août 2008

Petits contes comme autrefois... ou presque, écrit par Gérard Hubert-Richou

Lire c'est partir, 1999.

petits_contes_comme_autrefoisLes histoires : Les personnages connus des contes sont retournés et malmenés dans des intrigues farfelues et biscornues.

Notre avis : L'auteur a créé des contes détournés réussis. Drôles, les histoires sont appréciées pour leur originalité et leur brièveté. De nombreux clins d'oeil sont présents grâce à des références à la culture du lecteur : on retrouve avec plaisir La fontaine, les génériques de dessins animés (cette référence intertextuelle a-t-elle été voulue ou est-ce une simple interprétation de notre part ?), les clichés, les phrases cultes et de nombreuses autres références dont nous préférons laisser la surprise.
Les histoires sont différentes et nous apprécions qu'elles n'aient pas toutes subies la même forme de détournement. L'humour finalise la perversion des contes classiques. Le préambule et la fin sont réellement très savoureux mais nous ne voulons pas gâcher l'effet recherché par l'auteur.
Nous avons aimé jusqu'à la biographie de l'auteur, écrite avec humour, originalité et pertinence.
Bilan : des contes détournés avec intelligence, pertinence et humour.

Mirabilia.

Anastasia connaît la réponse, écrit par Lois Lowry

[Anastasia has the Answers !, 1986], traduit de l'américain par Agnès Desarthe, l'école des loisirs, "Maximax", 1999.

Anastasia_conna_t_la_r_ponseL'histoire : Anastasia ne parvient pas à monter à la corde en cours de gym. C'est embêtant, d'autant plus qu'elle adore sa prof de gym. Et puis il y aussi Sam, ses parents, la poésie, ses amies, ses progrès pour devenir journaliste et ses interrogations sur le célibat des femmes adultes.

Notre avis : Nous avions déjà énormément apprécié le premier volume de la série. Et cet épisode nous a encore comblés ! Les personnages, que nous retrouvons avec plaisir, sont toujours aussi attachants. L'intrigue est originale et totalement indépendante des autres livres. Ainsi, un nouveau lecteur ne sera pas perdu. Anastasia est toujours aussi sympathique et fidèle à un enfant réel. Tout nous plaît !
Les fins de chapitres sont les articles écrits par le personnages. La typographie change pour marquer la rupture. Ce procédé de variante était déjà employé dans l'autre volume mais autrement. Similtudes et différences sont appréciées. Loin d'être une poursuite sur le même schéma, ce volume est une création littéraire tout en restant fidèle à ce qui charmait la première fois.
Bilan : du grand art !

Mirabilia.

13 août 2008

Pas de mauvaises graines pour Noé, écrit par Freddy Woets

Hachette, Le Livre de Poche, Jeunesse, 1999.

Pas_de_mauvaises_graines_pour_No_L'histoire : Noé est sur Terre et ses amis animaux qui viennent d'une autre dimension ont des soucis. Castorabul a été enlevé. Et bientôt, d'autres animaux de la terre disparaîssent.

Notre avis : La première phrase de notre résumé nous aurait bien aidé avant notre lecture car ce roman est une suite et l'intrigue commence directement. Donc, il est un peu difficile de s'y retrouver au début. C'est dommage et cela montre aussi quelques défaillances. Le genre est d'ailleurs assez complexe et les éditeurs n'ont pas su choisir entre les intitulés, qualifiant le roman avec "aventure", "fantaisie", "policier" et "science-fiction". Pourquoi ne pas mettre dans ce cas "suspense", "roman", "mystère", "humour", "fantastique", ou autres termes de la liste de la quatrième de couverture ?
Pour en revenir au contenu, nous sommes très dubitatifs. Certaines phrases semblent avoir été ajoutées après-coup et sont en décalage avec le reste. Par exemple, une phrase un peu poétique de description s'insère soudainement au milieu d'une scène d'action et le mélange détonne. En plus, l'intrigue n'est pas très palpitante alors que de nombreux moyens pour créer une histoire originale étaient présents.
Bilan : une curieuse déception.

Mirabilia.

Posté par Titoudou à 16:30 - Livres - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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L'oasis d'Aïcha, écrit par Achmy Halley

Illustrations de Dominique Corbasson, Syros, "Un jardin se crée", 1996.

L_oasis_d_A_chaL'histoire : Soraya aime parler avec sa mamie Aïcha. Elle la regarde préparer le couscous et visualise des paysages décrits par la grand-mère.

Notre avis : Ce texte est magnifique. L'histoire est attachante et émouvante. Les situations décrites en peu de mots sont précises et, en quelques pages, nous sommes capables de visualiser le désert et les chameaux, de sentir le couscous, de nous perdre dans les yeux de la grand-mère et de ressentir les sentiments de Soraya. Ce texte nous semble être un exploit : si peu de mots !
Bilan : Ce texte très poétique nous emmène très loin et nous garde avec lui longtemps.

Mirabilia.

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Super Manolito, écrit par Elvira Lindo

[Pobre Manolito, 1995], illustré par Emilio Urberuaga, traduit de l'espagnol par Virginia Lopez-Ballesteros et Olivier Malthet, Gallimard Jeunesse, "Folio Junior", 1998.

Super_ManolitoL'histoire : Manolito a huit ans, des copains, un petit frère qu'il surnomme Bêta, une mère qui le gronde, un grand-père qu'il aime bien, une institutrice horrible, et, surtout... des tas d'aventures à raconter.

Notre avis : Manolito nous raconte sa vie. Il nous interpelle parfois mais pas trop souvent. L'équilibre est juste. Ce personnage représente un enfant lambda. Il évoque parfois un certain petit Nicolas, casse-cou, intrépide et qui se moque de l'école.
Les chapitres racontent des anecdotes indépendantes qui sont variées et mouvementées. Le roman se tient.
En revanche, nous pensons que chaque chapitre est à lire à distance des autres, commes des histoires indépendantes. L'abondance peut lasser, d'autant plus qu'il n'y a pas de fil rouge ni de trame continue.
Bilan : Les péripéties qui bouleversent la vie de ce petit garçon intrépide sont sympathiques et divertissantes.

Mirabilia.

12 août 2008

C'est pas juste, écrit par Susie Morgenstern

ou les déboires d'une petite fille entreprenante, L'école des loisirs, 1990.

C_est_pas_justeL'histoire : Voici une petite fille dont la tête est remplie d'idées pour gagner de l'argent !

Notre avis : Quelle étrange héroïne ! Elle exagère, agace, fait n'importe quoi et rappelle ainsi Fifi Brindacier. Mais, Charlotte ne possède aucun pouvoir si ce n'est son intelligence. Parfois peste, parfois attendrissante, l'héroïne a une personnalité bien affirmée. Elle réalise les pires rêves, met en place des projets extravagants et... ressemble à une vraie enfant.
Le roman possède des chapitres où l'intrigue est différente à chaque fois. Les fins de chapitres rappellent toujours les événements précédents. Ainsi, le lecteur se remémore ce qui a déjà été lu et constate aussi à quel point les idées de la jeune fille sont différentes et originales !
L'auteur a osé présenter une héroïne étrange, qui rêve de profit, qui est fourbe et parfois menteuse mais, enfin !, une héroïne qui n'est pas parfaite et lisse ! Loin des stéréotypes, ce personnage est beaucoup plus proches des êtres humains.
Bilan : Ce roman rebutera les plus conventionnels mais charmera tous les esprits des rebelles, enfants, boute-en-train, gaffeurs, rêveurs et autres énergumènes de notre belle planète.

Mirabilia.

La maison des Quatre-Vents, écrit par Colette Vivier

[1945], revu et corrigé par André Duval, le fils de l'auteur, illustré par Serge Bloch, Casterman, "Romans, Dix & Plus", 2000.

la_maison_des_4_ventsL'histoire : C'est la Seconde Guerre Mondiale. Les français survivent et tentent de vivre. Certains collaborent, d'autres résistent. Michel, un petit garçon, et d'autres jeunes gens vont résister.

Notre avis : Quelques informations supplémentaires sont livrées par l'éditeur. Ce roman serait le premier roman pour la jeunesse sur les années de guerre et l'auteur "a très largement contribué à moderniser le roman pour la jeunesse". Ce roman est en effet très réussi.
Très instructif, mais non pédagogique, le début du texte rappelle les faits. Nul rappel lourd n'est livré. Le lecteur n'a pas l'impression d'être un ignorant et l'auteur a su éviter le court d'Histoire. Ce roman est un témoignage fictif réussi.
Les personnages sont très attachants, les situations marquent et touchent, l'émotion est présente à chaque instant.
Nous ne nous sommes pas ennuyés et nous n'avons pas perçu les procédés d'écritures. Nous sommes donc ravis de cette lecture simple et qui bouleverse. Nous apprécions car, pour une fois, l'auteur n'a pas cherché à tout dire mais elle a seulement raconté quelque chose.
L'illustrateur est connu pour ses personnages ronds, souriants, qui tranquilisent et rassurent. Le contraste du trait avec la situation racontée est très intéressant. Cela permet d'amplifier l'humanité des personnages et le texte n'en est que plus émouvant.
Bilan : Nous remercions l'auteur, l'illustrateur et ceux qui ont contribué à faire éditer ce roman, qui est, sans nul doute, un des meilleurs romans portants sur ce sujet.

Mirabilia.

11 août 2008

La petite annonce, écrit par Brigitte Peskine

L'école des loisirs, "Neuf", 1993.

La_petite_annonceL'histoire : Jérôme ne veut pas passer ses vacances tout seul avec son père. Il décide donc de passer une petite annonce pour trouver une femme avec laquelle son père et lui pourraient profiter du mois d'août.

Notre avis : L'idée est astucieuse et audacieuse. Le roman est très bien écrit.
Le personnage principal possède un riche portrait : ses tourments et ses envies ne sont pas stéréotypés, son intériorité est très développée et le roman en ressort grandi. Les autres personnages, découverts grâce au regard de l'enfant, sont aussi complexes et bénéficient, en plus, des commentaires de Jérôme.
L'intrigue absorbe et surprend, la narration ne lasse pas et le dénouement est plaisant.
Bilan : un roman très plaisant, écrit avec talent.

Mirabilia.

Posté par Titoudou à 12:23 - Livres - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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