21 septembre 2008
Ma soeur est une sorcière, écrit par Diana Wynne Jones
[Charmed life, 1977], traduit par Florence Seyvos, illustré par Georges Lemoine, Gallimard, "Folio junior", 1992-1998.
L'histoire : Eric, surnommé Chat, et Gwendoline sont orphelins et doivent aller habiter cher Chrestomanci. Celui-ci doit leur donner des cours traditionnels et des cours qui le sont moins... Car, dans la famille Arcand, la sorcellerie règne.
Notre avis : Faut-il encore une fois le répéter ? Nécessairement oui : le titre français est très décevant. Pourquoi l'édition contemporaine a-t-elle cette faille ? Puisque nous ne résoudrons pas ce problème aujourd'hui, voyons ce qu'il en est du roman.
Ce roman, assez ancien, ne ressemble pas à ceux de fantasy que l'on trouve en masse dans toutes les librairies. Pourtant, le début y ressemble. Nous avons donc hésité à poursuivre notre lecture tant les premières pages abondaient en clichés : orphelins, école de sorcellerie, grand sorcier sage, soupçon, bêtises, etc.
Nous avons poursuivi malgré nos réticences et... nous avons bien fait ! Le dénouement est extraordinaire et nous incite à relire l'oeuvre. Tout ce qui a été écrit tendait vers le dénouement ; aucun passage n'était décoratif et le roman possède ainsi une construction logique surprenante. Nous avons été bluffé par l'imagination intense de l'auteur et son don pour créer une architecture aussi solide.
En revanche, nous ne sommes pas satisfaits de l'édition présente. Les illustrations sont insérées avec peu de soin et parfois déformées ; le texte est beaucoup trop serré et ramassé. Ce roman a le droit à une nouvelle mise en page pour lui donner un coup de jeune.
Bilan : un roman fantastique très surprenant et original qui mérite d'être lu par tous.
Mirabilia.