[Breaking Dawn], traduit par Luc Rigoureau, Hachette Jeunesse, 2008.

Ce livre est le quatrième et dernier tome d'un cycle. Voir les articles précédents sur Fascination, Tentation et Hésitation.

r_v_lationL'histoire : La lune de miel d'Edward et Bella ne se déroule pas comme prévue...

Notre avis : Ouf ! C'est fini ! Les mièvreries et âneries ont pris fin.
Sans être trop sévère (nous l'avons déjà tant été), voici ce que nous pensons de ce tome. L'intrigue est construite sur peu de péripéties et les personnages évoluent peu. Sauf Bella, reconnaissons-le. C'est sans doute le seul point positif de ce dénouement : la jeune fille devient – un peu – mature.
En revanche, l'intrigue ne nous a pas enchantés. Toujours longue et traînante, l'histoire se devine cent pages à l'avance. Les indices sont trop nombreux et nous nous sommes demandés si l'auteur se moquait de nos compétences lectorales lorsque nous découvrons que « oh, surprise ! » les événements attendus se déroulent. C'est comme emballer un réfrigérateur dans du papier cadeau et laisser penser qu'il s'agit d'une boîte d'allumette. Donc, aucune surprise pour ce tome, tout est prévisible, si ce n'est même prévu. Et ces événements sont, en plus, d'une extrême banalité. Ils contribuent ainsi à remplir la liste des clichés. Nous ne souhaitons pas révéler le dénouement, au cas où de bien piètres lecteurs seraient incertains de la suite des événements. Ajoutons seulement que le titre du dernier chapitre est à l'effigie de l'œuvre : sans surprise ni saveur, un bon gros cliché.
Notons que l'auteur manipule ses lecteurs et outrepasse les règles qui font une bonne intrigue (voir les 20 règles permettant de faire un bon policier). En effet, elle s'arrange pour que les événements se déroulent sans enticher la bonne morale. Ainsi, parce que les circonstances font bien les choses, Bella n'est pas vampire par choix mais par obligation – est donc évité le débat sur la douleur, l'âme et tout le pataquès –, nous luttons indirectement contre l'IVG et prônons le mariage avant l'acte sexuel qui aboutit naturellement à la procréation, etc. Pour le dénouement l'auteur s'en sort grâce à des données jusque là inconnues des personnages et donc des lecteurs. Savant pouvoir de l'écrivain que de pouvoir écrire ce qu'il souhaite ! Encore une grande déception donc ! Le lapin sorti du chapeau au dénouement – qui, en plus, permet d'éviter la violence – nous a vraiment déplu et énervés. Ce roman est donc très décevant, et nous regrettons de voir que les adolescents prennent autant de plaisir à être manipulés et à lire des livres conservateurs et usant de clichés. Et dire qu'il va y avoir un film !
Bilan : Ouste !

Mirabilia.