The_fountainl'Histoire : Un scientifique cherche à tout prix un remède pour sauver sa femme atteinte d'une tumeur au cerveau. Celle-ci entrevoit la situation plus sereinement, considérant la mort comme une renaissance naturelle. Alors que son mari ne peut se résoudre à cette éventualité, elle s'attelle de son côté à l'écriture de l'histoire d'un conquistador espagnol à la recherche du légendaire arbre de vie maya, qui donnerait l'immortalité.


Notre avis : Certes The Fountain est sorti il y a longtemps maintenant au cinéma, mais la tentation de l'achat compulsif face aux piles de DVD de la fnac n'est jamais bien loin, donc voici un avis totalement subjectif (qui comme tous les avis, en vaut, après tout, bien un autre) qui vous coupera peut-être l'envie de le voir (et sauvera vos euros). Je vous le donne, car il est toujours bon de clamer haut et fort la médiocrité d'une œuvre. Voilà, déjà on pose les bases, on calme les esprits faibles, et on entend qu'ils obéissent. Résumons le tout en un mot : fiental. Un tel film mérite bien un néologisme à lui tout seul. Bien que l'on touche là à l'essence même de ce film, soyons plus explicites : le scénario, qui se donne tout simplement tel quel, sans douter un seul instant de son intelligence – honteux – tente des parallèles aussi maladroits que risibles entre le conquistador du manuscrit et le mari en quête de l'immortalité pour sa femme, dans le but improbable, et raté avec maestria (une figure s'est glissée dans cette phrase), de faire naître une quelconque émotion chez le spectateur. Pendant une heure et demie, le film se veut, sans jamais être. Comprenez : la volonté gouleyante et suintante de plaire et de se donner par là une grandeur en instaurant un lien brouillon entre les deux récits représenté par un espace symbolique, mais jamais onirique, où un homme enfermé dans une bulle se dirige vers une nébuleuse et sa renaissance, touche au comble de la fientise (ma foi, cet autre lui sied à merveille) lorsque, fatiguée de ressasser de l'implicite on ne peut plus explicite (le scientifique cherche à sauver sa femme, comme le conquistador l'Espagne dans le livre, comme la femme voulant sauver son mari par cette histoire qu'elle choisit de lui laisser finir –  car c'est à lui de continuer), elle (la volonté de plaire) nous balance, dans une blancheur creuse, à l'image du film, la métamorphose de Hugh Jackman en Bouddah méditant dans la position du lotus. 

Trois remarques hors sujets :

1_ Si vous n'avez pas vu le film, vous devez être perdu dans ce qui se dit plus haut. Navré, mais The Fountain atteint un tel degré d'embrouille pour mener trois histoires en parallèle que la critique se met à son niveau...

2_ faire ça à Wolverine, bande d'ingrats.

3_ la mention du « lotus » m'inspire une comparaison avec le papier hygiénique de la célèbre marque, qui participerait à l'effort de caractérisation du film, m'enfin bon, pas besoin de développer davantage. Si ? Non quand même pas...

Halte à la dérive, mais l'ennui fut tel en regardant « ça » qu'un peu de fantaisie est la bienvenue. Et pourtant, c'était sans manquer d'enthousiasme que je me suis lancé dans le visionnage, la beauté de l'affiche et le synopsis rendant le tout particulièrement attirant. Mais tout est mal fichu dans ce film, de la réalisation (qui, non non, n'est pas soignée ou exigeante, mais qui, oui oui, est molle et peu réfléchie), à la musique... ben tiens, pas de souvenir, aucune suite de notes n'est ressortie du lot lancinant et répétitif, sans ampleur, du machin.
Bilan : les mots me manquent pour décrire le vide, laissons donc pour finir la parole à un autre critique, Vincent Ostria, que je ne connais pas, mais qui résume simplement la chose :

" Le réalisateur ne semble pas savoir faire autre chose que de jongler avec les images, suggérant des milliers de choses tout en ne disant finalement rien. "

Je plussoie Vincent, je plussoie...

xximus