30 juillet 2009
Pompéi.com, écrit par Jean-Paul Gourévitch
Illustré par Guth Joly, Belin, « Terres insolites », 2008.
L'histoire : Romain part en voyage scolaire à Pompéi. 
Notre avis : Quelle déception et quel énervement ! Ce roman est très agaçant.
D'abord l'histoire. Il ne se passe rien. L'intrigue est absente. Le lecteur suit des personnages extrêmement caricaturés (l'intello, la racaille, les jumelles identiques, la fille mignonne, la bombe, le gars banal donc le héros) dans un voyage et c'est tout. Le petit dynamisme lancé à la fin du roman est minime et le dénouement tellement attendu et banal que sa lecture en devient agaçante.
Ensuite le style. D'une part, l'auteur a un gros problème avec la ponctuation. Outre les fautes typographiques, nous assistons à un défilé d'erreurs : virgules absentes, en trop, point d'exclamation mal placé etc. D'autre part, l'auteur s'est amusé à vouloir retranscrire un discours oralisé dit contemporain : un échec. Les personnages sont des types et s'expriment donc de manière aussi caricaturale. C'est insupportable.
Enfin la pseudo-éducation. Ce roman a été écrit pour transmettre des connaissances, cela se ressent tant par l'effort vain du style oral que par l'absence d'intrigue. Et c'est, en plus, un échec... encore une fois ! Les descriptions ne soulèvent aucune émotion car elles sont plates et sans âme. Les phrases ressemblent à celles d'un guide touristique. Il est donc parfois difficile de savoir de quoi parle l'auteur (on entre dans une salle, on tourne à droite, il y a un poteau... tout cela est sans intérêt et très agaçant). De surcroît, les personnages ne font que râler au sujet des pseudo-enseignements de l'histoire. Donc, nous sommes incités à nous lasser nous-mêmes des explications. Un curieux paradoxe !
Si Pompéi vous intéresse, lisez un documentaire sur le sujet : vous apprendrez plus et mieux.
Si vous cherchez un roman, passez votre chemin.
Bilan : pour un roman qui se veut instructif, c'est un coup de gueule pour l'absence de style, d'histoire et tout ce qui prétend appartenir à la littérature.
Mirabilia
Commentaires
bizarre bizarre
Bien entendu c'est votre droit de critiquer mon roman. Mais je dois dire que je ne l'ai pas reconnu dans votre propos . Est-ce que nous parlons du même texte? Néanmoins votre avis m'interpelle (si je peux utiliser cette locution banale), d'une part parce que le roman marche très bien dans les classes de CM2-6é-5é, d'autre part parce que je prépare le dossier pédagogique d'exploitation. Est-ce que c'est le fait que les élèves s'expriment différemment selon leurs origines qui vous choquen est-ce que vous attendiez un cours d'histoire ou est-ce que vous m'en voulez particulièrement pour les positions que je prends sur d'autres sujets sulfureux comme l'Afrique ou les migrations? Je reste à votre disposition pour en débattre. Bien cordialement. JPG
Il me semble avoir exprimé pourquoi je n'avais pris aucun plaisir de lecture. Ce n'est donc nullement pour les raisons que vous évoquez. Si ce livre est utilisé à l'école, tant mieux pour vos ventes. Je comprends qu'il soit intéressant de vouloir utiliser un support romanesque pour enseigner l'Histoire. Mais c'est précisément un point qui me gêne. Selon moi, l'ambition de vouloir créer une oeuvre sur mesure pour l'exploitation pédagogique se ressent. Certes l'objectif est atteint mais l'on s'éloigne de la littérature pour entrer dans le parascolaire. Les autres points déjà évoqués (personnages et fautes - dernier point particulièrement gênant pour la lecture en classe) ne m'ont pas davantage convaincue. Cordialement, Mirabilia.
Réponse à un commentaire
Je choisis de copier-coller un message reçu et d'y répondre point par point, bien que je doute de l'utilité de la démarche.
"Agressive ....
Je vous trouve bien agressive à l’égard de cet auteur qui de surcroit est expert international en ressources humaines. Un peu de respect chère demoiselle…"
J'analyse et donne mon point de vue. La renommée ne garantit pas la réussite.
"Il vous propose de débattre, mais votre réponse est une fin de non recevoir. Craignez-vous de ne pas être à la hauteur pour engager une discussion ?"
Non, ce n'est pas une fin. Non, je ne crains pas grand chose, je vous rassure. Mais, à la question que vous n'avez pas posée, je vous réponds qu'en effet, je ne vois pas l'intérêt de poursuivre.
"Votre pseudo « Mirabilia » laisse penser que vous êtes une jeune étudiante sans expérience ou dont celle consiste à vous faire les dents sur le travail des autres."
Mon pseudo vous fait rêver, c'est fantastique ! Je vous laisse supputer. Pourquoi aurais-je à me justifier, nous sommes sur un blog ! Ce n'est que mon opinion, ce n'est pas une critique publiée dans une revue de renom.
"Sortez de chez vous, dialoguez, acceptez la critique au lieu de vous cacher derrière votre écran pour « casser » des auteurs auxquels vous n’arriveriez pas à la cheville si vous osiez prendre votre plume…"
Vous m'imaginez encore... Décidément, l'anonymat vous perturbe. Je ne casse pas, je tente des analyses littéraires. En revanche, je sens un peu de "cassage" dans vos propos, ou serais-je en train de me tromper, de fantasmer ?
"Savez-vous le temps que passe un écrivain à construire une œuvre ? Quelle expérience en tant qu’auteur avez-vous ? A moins que votre pseudo ne cache le nom d’un illustre auteur ? Dans ce cas nous aimerions le savoir…"
Oui. Certes, mais le temps ne garantit pas non plus la réussite. Vous devriez vous en douter.
Pour la suite, je ne vois pas le rapport. Faudrait-il être écrivain pour justifier ses propos ? Et vous, l'êtes-vous ? Vous voyez, c'est ridicule.
"Sachez, chère demoiselle, qu’un auteur révèle son identité et accepte de s’exposer publiquement, alors que vous vous cachez derrière un pseudo… quelle faiblesse ou quel manque de courage !"
Qu'est-ce que cela aurait changé que je vous révèle m'appeler Bernadette Lafrange ou Camille Dupont, allons...
Au fait, vous cassez anonymement il me semble, non ?
"Mettez-vous donc à bosser sérieusement, à gagner votre vie honorablement plutôt que de vivre en ermite, de lecture et d’eau fraiche… aux frais de la princesse…"
Mais vous souhaitez vraiment en savoir davantage sur l'occupation de mes journées ! Je vous rassure encore une fois, je n'ai pas attendu vos conseils. Sauf pour l'eau fraîche ! Mince, heureusement, vous êtes là pour me guider sur les sages chemins que votre grand âge vous permet de conseiller. Vous voyez, je me figure moi aussi. Cela ne sert à rien, n'est-il pas ?
"MB : puisque vous reprochez à M. Gourévitch ses « fautes », corrigez les vôtres… Vous Vous cherchez un livre ou un film, une recette de cuisine, des tablatures ou des accords de guitare, un resto sympa dans Paris, des conseils en tout genre? Nos coups de coeur sont là pour ça!"
Euh... Y aurait-il un reproche dans un "MB" ? Attendez, je relis votre message. Non, vous n'auriez pas critiqué en faisant des fautes ? Si ? Vous m'amusez. Et, attendez, au fait, mais oui, j'y pense, nous sommes sur un blog, et non dans un livre, suis-je bête, j'avais oublié !
Il est étonnant de voir qu'aucune remarque littéraire ne vient défendre le travail de votre auteur adoré. Je vous ai agacé mais qu'aurais-je pu répondre d'autres à des insultes. Allons... tout cela n'est pas sérieux. Mais rappelez-vous que ceci est un blog, c'est tout ! Ce ne sont que de simples avis personnels sur des livres. Vous avez le droit de penser autrement mais accordez-moi le droit de ne pas aimer un livre !
Lorsque j'écris un avis négatif, j'ai souvent des reproches. Devrais-je mentir ou m'abstenir ? Ne dire que ce qui est bon ? J'ai choisi d'écrire ce que je pense sur tous les livres. Pourquoi aurais-je à me justifier ou à préciser qui je suis ? Honnêtement, cela changerait quelque chose de savoir que je suis auteur, prof ou simple lectrice ? Je ne comprends pas l'intensité de votre colère face à un blog...
To be or not to be
Chère Mirabilia,
je découvre votre blog, et tiens simplement à vous soutenir face aux susceptibles qui ne peuvent supporter la critique, et par suite invitent à la lâcheté et à l'autocensure (même si ces termes sont sans doute trop forts pour le texte en question, certes, faut pas déconner). Si leur livre est mauvais, ce n'est pas de notre faute et hélas, sans doute pas de la leur, incapable qu'ils sont de produire mieux. Courage donc, face aux hargneux, aux fâcheux. Vous vous défendez très bien sans, mais une modeste manifestation de soutien ne peux pas faire de mal, je pense.
Bien à vous,
Untel
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