Le diable Vauvert, Jeunesse, 2008.

Abracadagascar_couvertureL'histoire : épiphane découvre qu'il possède des dons de magie et qu'il est attendu dans une célèbre école de magie pour en apprendre davantage au sujet de ses pouvoirs et de l'art de les employer.

Notre avis : A bien des égards, nous retrouvons quelques clichés harrypoteriens. Citons entre autres le héros faussement orphelin qui se trouve être le sauveur du monde, l'affrontement du bien et du mal, les bonbons aux goûts étonnants, les maîtres de magie, l'école de magie, les rites initiatiques, etc, etc. Les exemples sont multiples. Pour autant l'auteur parvient à innover en utilisant ces vieux clichés. De quoi étonner !
D'abord, le choix d'un récit cadre est intéressant. Sortant des simples jeux de narration pour capter l'attention, l'auteur se fait personnage et le cadre d'énonciation présente dès le début un univers développé. En plus, quelques révélations sont faites pour intriguer, ce qui fonctionne.
Ensuite, malgré les nombreuses similitudes énoncées, Ménéas Marphil a créé un univers très riche. Bien que le développement et le dénouement se devinent, le plaisir reste permanent. Aussi, les personnages sont un peu typés et attendus mais ils offrent une riche galerie de portraits qui permet une variation des intérêts.
Enfin, l'écriture est agréable et entraînante. Le suspense est présent, le rythme dynamique et les développements bien menés. Seules sont regrettables les quelques erreurs éditoriales qui ne respectent pas le code typographique, comme l'italique par exemple.
Bilan : un roman fantastique bien mené qui plaira aux amateurs du genre.

Mirabilia