[O pseftis pappous, 2007], traduit par Anne-Fleur Clément, Syros, 2009.

menteurL'histoire
: Le grand-père d'Antonis raconte vraiment des histoires incroyables. Sont-elles réellement issues de son expérience ? Et puis, malgré tous ces récits, Antonis ignore toujours tout de sa grand-mère !

Notre avis : Ce roman ne ressemble pas aux autres productions. L'histoire est en effet inhabituelle. D'abord, la construction ne dépend pas d'une intrigue nettement identifiable. Antonis cherche à en savoir plus sur son ascendance, mais les récits du grand-père sont ce qui nourrit le roman. Ensuite, Antonis est étonnamment réaliste. Pour une fois, ce petit garçon ne répond pas à portrait stéréotypé et simpliste : incertain, doutant des adultes, un peu raciste et quelquefois désagréable, il est un personnage construit selon un possible réaliste, loin d'un cliché d'héroïsme. Enfin, le roman semble servir différentes causes, ce qui est rarement affiché avec autant d'intensité dans les romans pour la jeunesse. Ce dernier point n'est pas, selon nous, un atout. La propagande se fait un peu trop sentir. Certes, ce roman est différent mais il ne nous a pas entièrement plu. Le dénouement nous a semblé artificiel et facile, comme si l'auteur ne savait comment achever cette histoire. Cela peut être dû à la construction aléatoire qui, bien qu'elle soit selon nous un atout, empêche un dénouement naturel. Aussi, nous n'avons pas été touchés par cette histoire et les personnages présentés. À force de réalisme, la séduction de l'identification est restée loin de nous.
Bilan : un roman différent, délivrant de nombreux messages rarement évoqués, mais qui nous a semblé assez artificiel.

Mirabilia