Syros, « Tempo », 2005.

Avis_de_temp_teL’histoire : Le père d’Elsa refait soudainement surface et veut voir obligatoirement sa fille un week-end sur deux.

Notre avis : Le lecteur suit les pensées de l’amie d’Elsa. Cette distanciation est nécessaire : elle permet la réflexion et évite une identification trop difficile à porter. Par le regard de cette amie, les émotions d’Elsa sont tout de même palpables et le récit intense.
Au début, nous avons apprécié que le texte change souvent de directions, suivant un peu les pensées hasardeuses de la narratrice. Mais le processus semble ensuite être abandonné et de plus en plus de pensées adultes sont énoncées. Les personnages s’expriment alors d’une façon trop mature et réfléchie et le réalisme se perd. Finalement, le récit devient politique et se dénature : l’artificiel prime alors.
Bilan : un roman à thème.

Mirabilia