Sarbacane, « eXprim’ », 2010.

Couverture_du_livre_Daddy_est_mort___retour___SarcellesL’histoire : Daddy s’est fait exploser le crâne et incinérer à l’ancienne. Son meurtre signe le début des vengeances.

Notre avis : Quatrième volet de la comédie urbaine d’Insa Sané, ce roman réunit les précédents. Ainsi, les clins d’œil sont nombreux, y compris à d’autres romans de la collection « eXprim’ ». Mais pourquoi baliser le texte avec des notes de bas de page ? Après tout, il est bien plus flatteur de repérer les indices et de créer des associations sans filet. Peu importe, l’effet fonctionne tout de même et le lecteur déjà fan de l’auteur sera comblé par le réseau créé.
Dans ce roman, l’auteur insère la musique en tête de chaque chapitre et crée un narrateur bien présent, un personnage de second plan qui raconte ses histoires. Celles-ci s’enchaînent alors en changeant sans cesse de personnage phare et les récits internes sont nombreux. Grâce à ces techniques, le rythme reste sans cesse soutenu. Aussi, la construction générale du roman est créée comme un puzzle dont les indices s’assemblent doucement : une réussite qui maintient le lecteur en haleine jusqu’au dénouement.
L’auteur évolue et son écriture change, cela se sent tant à la poésie qu’à la maîtrise de la construction du texte. Attention cependant : il va falloir innover pour la suite.
Bilan : un roman bien construit et bien rythmé qui comble une nouvelle case de la Comédie Urbaine de l’auteur.

Mirabilia