Rouergue, « doado », 2011.

le_faire_ou_mourirL'histoire : Dam rencontre Samy lorsque celui-ci le sauve de coups que veulent lui porter une bande de skateurs. Le jeune garçon voit ainsi naître une belle amitié, et bien plus.coup_de_coeur Samy est le seul à s’intéresser vraiment à Dam, à lui demander comment il va, à le prendre dans ses bras. Pour Dam, dont le quotidien n’est que souffrance, Samy et sa nouvelle bande d’amis est une bouffée d’oxygène.

Notre avis : Quel formidable premier roman ! Nous avons été éblouis du début à la fin.
Tentons de rendre honneur à ce roman.
L’histoire est tout d’abord difficilement résumable, tant elle est riche. Techniquement, les faits sont peu nombreux mais les émotions de Dam sont tellement intenses et réalistes qu’il est difficile de les condenser pour en donner une idée. Dam souffre, et a tant de vie en lui qu’il ne sait comment ne pas avoir les larmes aux yeux.
Ensuite, de nombreux sujets sont abordés mais il ne faut pas les réduire à des thématiques littéraires. Si la scarification, l’homosexualité, la quête d’identité, le rapport ado-parents, la différence, la solitude, sont des sujets présents, ils ne sont  en rien présentés dans un roman à thèmes. Ces sentiments et actes font partie de Dam, c’est tout.
Enfin, le style est intensément réaliste et émouvant. Dam se livre, sans tabou, sans mensonge, au lecteur. La construction est habile, les phrases bien menées, les mots parfaitement choisis. La langue envoûte et le lecteur se prend des claques à chaque page. La dénouement, dont nous ne dirons rien, est tout simplement parfait.
Voici un roman qui mérite d’être lu, montré, encensé.
Bilan : Plus réaliste et émouvant que Je mourrai pas gibier, avec des phrases aussi intenses que Je reviens de mourir et avec une construction maîtrisée comme celles des livres de Melvin Burgess, ce premier roman narrant l’histoire d’un jeune gothique qui se cherche, se scarifie et lutte pour trouver sa place dans le monde est un grand coup de cœur, à défendre absolument.

Mirabilia