15 février 2009
Volt, star malgré lui, de Chris Williams, Byron Howard, par Walt Disney Motion Pictures Studios
L'histoire : Volt (ou Bolt en v.o.) est un petit chien tout gentil-mignon-courageux, tout ça à la fois, qui chaque jour sauve le monde de terribles menaces façon agent secret avec sa jeune maîtresse Penny. Enfin ça, c'est ce qu'il croit... Car en réalité, Volt est la superstar d'une série télé à succès. Et pour qu'elle fonctionne, l'important est que son héros canin soit persuadé que tout ce qu'il vit est vrai, des dangers que court sa maîtresse lorsqu'il faut la sauver, jusqu'à son super-aboiement digne des capacités de Superman, capable de balayer une armée de tanks et d'hélicos.
Mais lorsque Volt s'échappe des studios dont il ne sort jamais, le choc avec la vraie vie se révèle brutal... Et aussi très drôle...
Notre avis : sans être révolutionnaire, le scénario de Volt répond à toutes nos attentes de spectateur en quête d'un film d'animation divertissant, sympa, un peu drôle, moralement correct, qui finit bien, et qui met de bonne humeur, avec des petits qui rigolent dans la salle de cinéma et tout et tout... La trame est ultra-simpliste et rebattue : le petit héros se retrouve perdu dans le vaste monde mais grâce à de nouveaux amis, une chatte de gouttière sarcastique juste comme il faut et un hamster maboul enfermé dans sa boule de plastique, il va retrouver son courage, qui est sa véritable force intérieure et non pas les supers pouvoirs
qu'il pensait avoir... Mais c'est un Walt Disney, alors oui ça passe, et plutôt bien. Moins drôle qu'un Pixar mais loin d'être dénué d'humour, ce road movie animalier livre des personnages attachants, même si très simplifiés, pour que les petits captent bien tous les messages. Le film ne mise pas que sur les mêmes effets humoristiques et larmoyants, et propose des scénettes qui s'enchaînent plutôt bien. Voir le chat Mitaine apprendre à Volt le regard de chien battu pour quémander de la nourriture est un vrai régal... Bref, rien de bien exceptionnel au pays de Walt. Et pourtant si, la révolution se cache juste sous vos yeux ! Ou plutôt devant vos yeux. Volt propose en effet une réalisation en 3D, c'est à dire en vraie 3D, avec lunettes spéciales données à l'entrée (indispensables, sans quoi vous verrez une image floue et dédoublée. Prévoir un supplément de deux euros par paire de lunettes, info utile si vous décidez d'emmener vos 11 petits cousins voir le film...). Et là se trouve la force du film. On ne regarde limite plus l'histoire, mais comment est fait chaque plan. Une expérience de visionnage très agréable, et qui modifie la réception que l'on a des images et l'impact qu'elle procurerait en 2 dimensions... L'immersion est totale, certains plans, bien travaillés au niveau des profondeurs, sont vraiment bluffants. Toutefois, le film n'est pas réalisé pour être un pur spectacle 3D « allez on va vous en mettre plein la tête » style futuroscope, et on regrette que les plans spectaculaires jouant sur ces effets ne soient pas plus nombreux ou plus longs.
Bilan : Quoiqu'il en soit, le film plaira à coup sûr aux petits (il leur aurait plus même en format classique) comme aux grands (qui se laisseront captés malgré eux par l'environnement 3D).
xximus
11 février 2009
The Fountain, par Darren Aronofsky
l'Histoire : Un scientifique cherche à tout prix un remède pour sauver sa femme atteinte d'une tumeur au cerveau. Celle-ci entrevoit la situation plus sereinement, considérant la mort comme une renaissance naturelle. Alors que son mari ne peut se résoudre à cette éventualité, elle s'attelle de son côté à l'écriture de l'histoire d'un conquistador espagnol à la recherche du légendaire arbre de vie maya, qui donnerait l'immortalité.
Notre avis : Certes The Fountain est sorti il y a longtemps maintenant au cinéma, mais la tentation de l'achat compulsif face aux piles de DVD de la fnac n'est jamais bien loin, donc voici un avis totalement subjectif (qui comme tous les avis, en vaut, après tout, bien un autre) qui vous coupera peut-être l'envie de le voir (et sauvera vos euros). Je vous le donne, car il est toujours bon de clamer haut et fort la médiocrité d'une œuvre. Voilà, déjà on pose les bases, on calme les esprits faibles, et on entend qu'ils obéissent. Résumons le tout en un mot : fiental. Un tel film mérite bien un néologisme à lui tout seul. Bien que l'on touche là à l'essence même de ce film, soyons plus explicites : le scénario, qui se donne tout simplement tel quel, sans douter un seul instant de son intelligence – honteux – tente des parallèles aussi maladroits que risibles entre le conquistador du manuscrit et le mari en quête de l'immortalité pour sa femme, dans le but improbable, et raté avec maestria (une figure s'est glissée dans cette phrase), de faire naître une quelconque émotion chez le spectateur. Pendant une heure et demie, le film se veut, sans jamais être. Comprenez : la volonté gouleyante et suintante de plaire et de se donner par là une grandeur en instaurant un lien brouillon entre les deux récits représenté par un espace symbolique, mais jamais onirique, où un homme enfermé dans une bulle se dirige vers une nébuleuse et sa renaissance, touche au comble de la fientise (ma foi, cet autre lui sied à merveille) lorsque, fatiguée de ressasser de l'implicite on ne peut plus explicite (le scientifique cherche à sauver sa femme, comme le conquistador l'Espagne dans le livre, comme la femme voulant sauver son mari par cette histoire qu'elle choisit de lui laisser finir – car c'est à lui de continuer), elle (la volonté de plaire) nous balance, dans une blancheur creuse, à l'image du film, la métamorphose de Hugh Jackman en Bouddah méditant dans la position du lotus.
Trois remarques hors sujets :
1_ Si vous n'avez pas vu le film, vous devez être perdu dans ce qui se dit plus haut. Navré, mais The Fountain atteint un tel degré d'embrouille pour mener trois histoires en parallèle que la critique se met à son niveau...
2_ faire ça à Wolverine, bande d'ingrats.
3_ la mention du « lotus » m'inspire une comparaison avec le papier hygiénique de la célèbre marque, qui participerait à l'effort de caractérisation du film, m'enfin bon, pas besoin de développer davantage. Si ? Non quand même pas...
Halte à la dérive, mais l'ennui fut tel en regardant « ça » qu'un peu de fantaisie est la bienvenue. Et pourtant, c'était sans manquer d'enthousiasme que je me suis lancé dans le visionnage, la beauté de l'affiche et le synopsis rendant le tout particulièrement attirant. Mais tout est mal fichu dans ce film, de la réalisation (qui, non non, n'est pas soignée ou exigeante, mais qui, oui oui, est molle et peu réfléchie), à la musique... ben tiens, pas de souvenir, aucune suite de notes n'est ressortie du lot lancinant et répétitif, sans ampleur, du machin.
Bilan : les mots me manquent pour décrire le vide, laissons donc pour finir la parole à un autre critique, Vincent Ostria, que je ne connais pas, mais qui résume simplement la chose :
" Le réalisateur ne semble pas savoir faire autre chose que de jongler avec les images, suggérant des milliers de choses tout en ne disant finalement rien. "
Je plussoie Vincent, je plussoie...
xximus
04 septembre 2008
The Clone Wars, de Dave Feloni
Luke: "Vous avez fait la Guerre Noire?"
Obi-Wan: "Oui, autrefois j'étais un chevalier Jedi comme ton père..."
Quand j'entendais cette réplique en voyant Star Wars Un Nouvel Espoir pour la "1138e" fois, je brûlais de savoir, comme de nombreux fans, à quoi faisait allusion Ben en parlant de "Guerre Noire". Puis j'ai appris qu'il s'agissait en fait de "Guerre des clones", Clone Wars en anglais, mal traduit comme de nombreux noms dans la trilogie originale, à l'image de ces quelques perles -un peu de culture starwarsienne ne fait pas de mal- le Millenium Condor pour le Faucon Millenium, Chiquetaba pour Chewbacca, Z-6PO pour C-3PO...
Mais bref!!! Là n'est pas la question, que diantre!! Ce film traite donc de la Guerre des Clones, qui commence avec la bataille de Géonosis dans L'Episode II (pour plus d'informations, revoyez le film, je vais pas vous refaire l'historique en vous disant qu'il s'agit d'une machination fomentée par le Comte Dooku alias Dark Tyranus et Palpatine alias Dark Sidious, le premier ayant recruté le chasseur de primes Jango Fett pour en faire la souche d'une armée de Clones commandée aux cloneurs Kaminiiens par le second qui s'en servira pour les retourner contre les Jedi au moment de l'Ordre 66 afin de régner sur son nouvel Empire...).
Il faut savoir que j'attendais la sortie The Clone Wars depuis plus de 6 mois en suivant la production jour après jour (sur SWU) et que je connaissais à peu près tout les points forts et points faibles de la série. Mais pourtant, j'ai été atterr.. aterr.. atérr... anéanti en voyant ce film. Comprenons nous bien avant de rentrer dans le vif de la critique, pour moi les 6 films de la saga surpassent tout ce qui peut ou pourra se faire au cinéma, je suis un fan qui vous dira que si si, Jar Jar Binks est drôle, je consacre même ma 4e année à un mémoire sur l'épisode III.
Mais là, c'est proprement scandaleux. Dave Feloni, désigné pour réaliser cet opus, dispose de la meilleure société d'effets spéciaux au monde (ILM), du meilleur système de son (THX), et du meilleur matériau qui soit, Star Wars, et nous sort cette bouse. Déjà, pas de fanfare de la Twenthieth Century Fox, pas de texte défilant à l'intro, une voix off pourrie (je suis allez le voir en VF mais apparemment c'est pareil en VO) nous déballe en 20 seconde le rôle de tous les personnages et leur affiliation, la situation qui règne dans la galaxie et plus particulièrement sur la Bordure extérieure, et l'intrigue du film. Inutile de vous dire que 90% des gamins dans la salle n'ont rien dû piger.
Car oui, on sent bien que c'est pour les enfants. Un seul exemple suffira: dans une des (trop) nombreuses (et ennuyeuses, et mal faites par dessus le marché) scènes de bataille spatiale, Anakin, qui veut rejoindre un croiseur pour s'abriter du feu ennemi, s'écrie un truc du genre "il faut rejoindre ce croiseur Jedi!!" un croiseur Jedi! Ben oui, si on avait dit "croiseur" tout court ou "croiseur républicain", personne n'aurait rien compris. Mais pourquoi préciser!? Vous vous dites certainement que c'est du détail mais quand on vous rabbache pendant 1h30 des dialogues qui ne font que dire que les séparatistes=méchants et la république=gentils, on dirait la Maison de Mickey ou les Télétubbies...
L'histoire: mais là n'est pas le pire. En effet, l'histoire n'est guère palpatine... palpitante pardon; le fils de Jabba s'est fait enlevé (par les séparatistes mais ça il ne le sait pas), et les Jedi cherchent à le retrouver le plus vite possible pour s'attirer les faveurs du seigneur du crime dans l'effort de guerre...
Bon déjà, Jabba a un fils. Non. Impossible. Vous m'auriez demandé le personnage de la saga le plus improbable pour procréer j'aurais répondu cash Jabba. Et bingo! Ils l'ont fait!
Ensuite Anakin se voit attribuer une Padawan, nommée Asokah Tano, qui est son exact reflet en plus jeune, impétueuse, impatiente, têtue mais très douée (elle tient tête à 3 Magna-gardes et parviens même a échanger quelques coups de sabre-laser avec Assaj Ventress sans se faire tuer...). Elle apporte une certaine dynamique au duo Obi-Wan/Anakin mais devient très vite un personnage type, prévisible, sans réelle profondeur.
Et la profondeur, c'est ce qui manque cruellement au film, à tous les niveaux. Visuellement, le style est agréable mais on se rend vite compte que les extérieurs sont très vides, sans détail (alors qu'un star wars appelle normalement à de multiples revisionnages ne serait-ce que pour le fourmillement de détails visuels qui nous échappent), si bien qu'on se lasse assez vite de ne rien trouver où raccrocher ses yeux, mis à part sur les personnages bien trop souvent en gros plans et dont la stylisation "manga" est plus heureuse pour certains que pour d'autres (mention spéciale ratage à Yoda et Mace Windu, on dirait des cinématiques de prévisualisation dignes de Code Lyoko, dessin animé français très bon au demeurant vu son budget qui, lui, est restreint...).
Quant aux Clones, qui sont normalement au coeur du sujet, ils ne subissent aucune introspection, et semblent extrêmement vulnérables face à des droïdes pourtant malingres. Du coup, rien ne semblent véritablement les distinguer. Pourtant, l'existence d'êtres vivants créés uniquement pour combattre et dont l'espérance de vie est réduite de moitié (un clone qui semble 30 ans sur le champ de bataille n'a que 15 ans d'existence effective, croissance accélérée génétiquement pour aller plus vite au combat), cela devrait donner une véritable réfléxion sur ce que pensent les clones, sur le rôle des Jedi face à cette forme d'esclavage, leur conception de la Force et leur loyauté à une République de plus en plus permissive... Eh bien non. (Alors sur le sujet je vous conseille les excellents romans de Karen Traviss au fleuve noir intitulés "Republic Commando".)
Même la structure narrative est répétitive et ennuyeuse. Je vous la fais en gros, mais sans mentir:
bataille, attente des renforts, victoire, séparation des protagonistes,
bataille, attente des renforts, victoire, séparation des protagonistes,
bataille, attente des renforts, victoire, générique de fin. Waouh.
Comble du sacrilège, la musique n'est pas signée John Williams! Ce qui donne des reprises de son thème original semblant être toutes droites sorties d'un orgue Bontempi. Bon tant pis me dire-vous? Non! Pas quand le compositeur présent dont je ne veux même pas retenir le nom se permet de glisser un morceau techno à la Matrix dans une scène de combat qui demande la portée autrement plus épique d'un orchestre symphonique!! (la scène dont je parle est une bataille se déroulant à la verticale sur une falaise, au cas où vous voudriez vérifier combien c'est moche; il me semble même qu'on entend une rythmique de guitare éléctrique o_0).
Et puis si je vous dis qu'Obi-Wan sirote du thé, qu'Anakin se fait encore une fois latter par Dooku qui se bat pourtant comme une tanche, et que le Capitaine des clones a un nom de chien, ou de produit vaisselle au choix (Rex), je crois qu'on aura fait le tour de la médiocrité de la chose.
Le rôle de ce long métrage est d'introduire la série TV (dont la diffusion commencera en octobre aux Etats-Unis sur Cartoon Network) dont sont prévus environ 200 épisodes. Je n'aurai même pas envie d'en regarder un seul tant le mythe concernant cette guerre que tous attendaient comme épique a été saccagé dans les grandes salles.
Pourquoi George Lucas a-t-il permis ça? Pas pour l'argent, il est pété de thunes comme c'est pas permis. Pas par flemme de peaufiner le travail, c'est un ultra perfectionniste. L'âge peut-être? Mystère. Autant le dessin animé Clone Wars (et non The Clone Wars comme ici) de Gendy Tartakovsky était sans prétention mais une excellente surprise, autant ici c'est un effroyable gâchis. Pardonnez-moi cet ultime jeu de mots mais avec ces clones on nous prends pour des clowns.
Bilan: que dire de plus? Je croyais que ça laisserait un goût amer si le film était à ce point raté, mais finalement ça ne touche même pas le spectateur, tant on a l'impression de ne pas avoir vu du Star Wars, et du coup on l'oublie très vite.
Ce qui me rassure pour l'avenir de la licence, c'est qu'une série "live" (comprenez avec de vrais acteurs) est prévue pour 2011,2012 et qu'elle traitera une période autrement plus passionnante, celle de l'émergence de l'Empire entre les épisodes III e IV et qu'elle sera normalement beaucoup plus axée "adulte", espérons-le. Mais comme le dit Yoda, "toujours en mouvement est l'avenir".
25 mai 2008
Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal, réalisé par Steven Spielberg
L'histoire: Indiana Jones est de retour et part cette fois-ci à la recherche d'un légendaire crâne de cristal, qui attire également la convoitise d'agents du KGB...
Avis: bon le pitch présenté comme ça, cela peut sembler très simpliste, mais pourtant on se laisse vite emporter dans ce nouvel opus, car c'est surtout le retour tant attendu de l'Aventurier; dès la scène d'ouverture, le ton est donné, on renoue directement avec l'ancienne trilogie en retournant dans l'immense hangar emplis de caisses parmi lesquelles se trouve l'arche (souvenez-vous du plan final du premier Indy), cette fois-ci pour un objet bien différent...
Le film parvient à faire avancer l'intrigue (qui parfois demeure un peu floue alors que simple mais on va y revenir)
tout en introduisant les nouveaux personnages (Shia Labeouf en fils "innatendu", Cate Blanchett impeccable en agent soviétique...)
et en se faisant plaisir avec de multiples clins d'oeil (grand retour de Marion Ravenwood, le signe de la Paramount qui se superpose à une taupinière, American Graffiti de Lucas avec la course d'ouverture, la ville test pour les essais nucléaires filmée de loin comme Mos Esley dans Star Wars,Tarzan, E.T... j'en oublie certainement),
le tout regorgeant de scènes d'actions drôlement bien ficelées, parfois innatendues (après une course poursuite haletante en Jeep dans la jungle, gentils et méchants se retrouvent encerclés par des milliers de fourmis rouges très très voraces... mieux que les insectes du Temple Maudit!), laissant toujours la place à l'humour qui allège le tout (bagarre dans les bars entre universitaires et blousons noirs, Indy dans les sables mouvants avec comme seule planche de salut... la queue d'un serpent qu'on lui tend).
C'est simple, au bout d'une heure et quart de film (il restait donc à peu près 45 minutes), ma vessie allait exploser (contrairement au Dr. Jones je n'ai pas été "un être prudent et organisé" en allant aux toilettes avant), mais je suis resté cramponné à mon siège jusqu'à ce que retentisse pour une dernière fois le thème principal annonçant le générique de fin.
Pourquoi ce comportement irrationnel? Pourquoi risquer l'infection urinaire ou de souiller le siège du cinéma me direz-vous? Parce que c'est du Steven Spielberg, accompagné de John Williams (qui a juste signé les B.O. de Star Wars, Indiana Jones donc, Les dents de la mer, E.T. Il faut sauver le soldat Ryan, Attrape-moi si tu peux... j'en oublie... ah si, et les Harry potter...) avec Harrison Ford à l'écran, qui EST Indiana Jones, et dont l'âge avancé renforce encore plus le côté aventurier; impossible normalement... Ben si.
Aucun bémol donc? Si, le scénario.
1)L'idée du crâne de cristal n'est peut-être pas des plus heureuses, elle fait moins appel à notre inconscient collectif que l'arche d'alliance ou le Graal (même les pierres de Sankara dans le Temple Maudit semblent plus empreintes de mystère). Peu de gens connaissent l'existence de ces 12 (ou 13?) crânes disséminés un peu partout sur terre, qui une fois réunis apporteraient des réponses à l'humanité, et dont la création remonterait à très longtemps, à une époque où les outils avec lesquels ils ont pu être réalisés ne pouvaient pas exister... ce à quoi certains ont répondu par l'hypothèse des extraterrestres, le postulat du film; on est en effet davantage habitué à voir Indy résoudre des énigmes qui reste dans la sphère de la culture "humaine" (pierres sacrées, reliques chrétiennes...) et cela peut surprendre, mais finalement, ça ne choque pas, le sujet est amené peu à peu tout au long du film (on commence quand même dans la Zone 51, lieu toujours réputé pour ces soi-disants expériences sur les OVNI...), et puis comme toujours Spielberg va jusqu'au fond des choses et ne nous laisse pas avec un doute à la fin du genre "peut-être que ça existe ou pas, ou alors en fait c'est le gars qui était fou et qui a tout imaginé...", type de fin minable employée par quasiment tous les rélisateurs contemporains qui n'osent pas proposer une fin tranchée, sous couvert de faire un film subtile, mais surtout pour cacher la peur de décevoir le public en dévoilant par là un manque total de maîtrise cinématographique...
2)Mais bref, second (léger) bémol, c'est la partie dite d'"investigation", pas toujours très claire, le crâne tant convoité est apparemment passé de mains en mains et on passe presque plus de temps (au début) à chercher le crâne (ce qui reste néanmoins très palpitant, parfois effrayant comme dans les catacombes mayas) qu'à percer l'énigme qui l'entoure, ce qui quand même nous intrigue depuis le début!!! (cf le titre!!)
Voilà, seul petit défaut mais qui ne nuit absolument en RIEN à la réussite de ce 4e épisode, dont la toute toute fin fera néanmoins peut-être polémique parmi les fans ;) (cf fin de L'Attaque Des Clones...).
Bilan: mais??? qu'est-ce que vous faîtes encore là?! Allez le voir!!!