Otium

Vous cherchez un livre ou un film, une recette de cuisine, des tablatures ou des accords de guitare, un resto sympa dans Paris, des conseils en tout genre? Nos coups de coeur sont là pour ça!

14 décembre 2008

La vengeance du chat assassin, écrit par Anne Fine

[The Killer Cat Strikes Back, 2006], traduit par Véronique Haïtse, illustré par Véronique Deiss, L'école des loisirs, "Mouche", 2008.

la_vengeance_du_chatL'histoire : Ellie devient une artiste. Ce n'est pas de la faute du chat si, malencontreusement, ses griffres déchirent les tableaux... si ?

Notre avis : Nouvel épisole pour le chat assassin. Nous craignions la redondance et l'épuisement des idées. Certes l'histoire est moins originale et nous ressentons l'exploitation outranciée d'un sujet-qui-marche-bien. Cependant, le texte est plaisant et l'histoire amusante. En plus, les illustrations accompagnent intelligemment le récit. En effet, en évitant la traduction en images du texte, l'illustratrice ajoute du sens et augmente les possibles d'interprétation. Le texte est très court : ainsi, le lecteur n'a pas le temps de se lasser.
Bilan : un troisième volet drôle et réussi.

Mirabilia.

13 décembre 2008

Ivan le terrible, écrit par Anne Fine

[Ivan the Terrible, 2007], traduit par Nadia Butaud, L'école des loisirs, "Neuf", 2008.

ivan_le_terribleL'histoire : Ivan arrive un matin dans l'école de Boris. Il ne parle que russe. Boris lui servira d'interprète. Mais lorsqu'Ivan commence à insulter les élèves, les profs et l'école, Boris change les mots. Il ne peut pas traduire ces insanités !

Notre avis : L'idée est originale et l'histoire est drôle. Qui ne s'est jamais demandé si les traducteurs conservaient le sens d'origine ? Et que faire lorsqu'un nouvel élève est insupportable ? Anne Fine nous faire rire grâce à des situations inhabituelles et inédites. Seul le dénouement, un peu facile et attendu, nous déçoit.
Bilan : un texte vif et drôle.

Mirabilia.

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27 juin 2008

Comment écrire comme un cochon, écrit par Anne Fine

[How to write really badly, 1996], traduit par Agnès Desarthe, L'école des loisirs, "Neuf", 1997.

Comment__crire_comme_un_cochon___crit_par_Anne_FineL'histoire : "Tu penses que tu peux m'aider ? (...) Imaginez-moi, coincé entre les quatre murs de la classe du bonheur, parmi une bande d'enfants plus doux qu'un troupeau d'agneaux frappé par la grâce, avec, à un mètre de moi, cette face de citrouille qui pense que je suis gentil avec, lui, parce que c'est la loi ici. (...)
- Bien sûr, ai-je dit. Je suis là pour ça."

Notre avis : il est rare que nous privilégions la citation pour résumer un roman mais cette phrase nous semblait idéale.
Nous tenons à remarquer que, pour une fois, la traduction française du titre nous impressionne. Nous l'apprécions davantage que l'original.
L'histoire de ce roman est novatrice alors que les apparences n'en laissent rien voir. En effet, le personnage principal est un être différent des autres et l'intrigue se déroule à l'école. Banal, diriez-vous. Et bien non. L'auteur a su inventer et modifier les habitudes. Les pages se suivent et les jeux typographiques rendent la lecture différente. Le dénouement est attendu mais est savouré.
Bilan : un court roman amusant et bien construit qui séduit rapidement.

Mirabilia.

06 juin 2008

Quand papa était femme de ménage, écrit par Anne Fine

[Madame Doubtfire,1987], traduit par Florence Seyvos, l’école des loisirs, « neuf », 1989. (Réédité en « médium »)

Quand_papa__tait_femme_de_m_nage___crit_par_Anne_FineL'histoire : Daniel et Miranda sont deux individus totalement opposés. Elle est femme d’affaires et sévère avec ses enfants ; il est comédien au chômage et ne pense qu’à jouer avec ses enfants. Pourtant, Lydia, Christopher et Natalie sont leurs enfants communs. Miranda a la garde des enfants ; Daniel n’a le droit qu’à un goûter par semaine et un week-end sur deux avec ses trois gamins qu’il adore. Selon Miranda, Daniel est incapable de s’occuper d’enfants ; selon Daniel, Miranda est un tyran. Miranda est épuisée par ses journées et décide d’employer une femme de ménage. Daniel est outré qu’elle n’ait pas fait appel à ses services. Il décide alors de jouer la comédie et se transforme en Mlle Doubtfire, de manière à voir ses enfants plus souvent.

Notre avis : Ce roman est très drôle ! Nous avions vu la version cinématographique sans savoir qu'il s'agissait à l'origine d'un livre et nous tenons à préciser que le livre est bien plus palpitant que le film (alors que nous avions cependant dégusté avec plaisir chaque minute du film).
L'histoire est connue mais quelques détails diffèrent. Le livre expose de manière réjouissante les problèmes des adultes. Heureusement que les enfants sont présents pour nous dire ce qu'il convient de faire. Dans cette oeuvre, Anne Fine dénonce l'irresponsabilité et les erreurs que peuvent commettre tous les parents ; elle montre également l'ambiguïté des situations et la diversité des situations. Elle pose de vrais problèmes, sans toujours apporter de réponse. Nous avons aimé ce livre car, derrière un humour incontestablement drôle, les problèmes communs à tous les parents contemporains sont évoqués avec justesse.

Bilan : Lisez ce livre plutôt que de revoir une enième fois le film !

Mirabilia

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