17 novembre 2009
La face cachée de Margo, écrit par John Green
[Paper Towns], traduit par Catherine Gibert, Gallimard Jeunesse, « Scripto », 2009.
L'histoire : Quentin voit Margo Roth Spiegelman comme la fille de ses rêves. Inaccessible, imprévisible, incompréhensible, cette fille le fascine et lui échappe. Après avoir vécu une incroyable nuit avec Q., Margo disparaît. Q. veut la retrouver.
Notre avis : Ce roman est le troisième de l'auteur. Nous avions aimé Qui es-tu Alaska ? mais avions émis quelques réticences. Avec cette histoire, John Green nous a surpris.
Tout commence comme un simple récit d'adolescent : amitiés, amours, profs, parents, etc. dans un contexte typiquement américain. À la lecture de ce début, nous avons apprécié les phrases humoristiques de Quentin et le style enlevé. Puis, le récit s'imprègne de suspense : la nuit où Margo et Q. font les 400 coups est à la fois drôle et angoissante. Un vrai plaisir de lecture. Ensuite, les parties suivantes sont différentes. Récit policier, road-movie ou encore roman initiatique, les genres se confondent. La lecture est dynamique et l'humour toujours présent garantit un plaisir croissant. L'auteur sait manier l'art du suspense et les enchaînements hilarants. L'escapade en voiture est particulièrement réussie. Même si quelques longueurs sont présentes, ce roman se lit sans interruption. En plus, se trouvent aussi des réflexions intéressantes sur les êtres, les relations entre les individus et la vie en général.
Bilan : un roman très réussi où le mélange des genres assure une lecture captivante.
Mirabilia
05 octobre 2009
L'étonnante disparition de mon cousin Salim, écrit par Siobhan Dowd
[The London Eye Mystery, 2007], traduit par Catherine Gibert, Gallimard Jeunesse, 2009.
L'histoire : Ted est autiste. Il perçoit les choses d'un point de vue différent des
autres. Lorsque le cousin Salim ne redescend pas de la roue de Londres après y être monté, Ted se sert de sa tête pour tenter de voir ce que les autres ne voient pas.
Notre avis : Ce roman est formidable !
D'abord, le personnage principal nous fait entrer dans son esprit avec une grande facilité. Certes, il voit la vie différemment mais n'est pas pour autant stupide. Au contraire ! Ses connaissances météorologiques et mathématiques lui permettront de découvrir la vérité. Voici un roman qui parvient à lutter contre les préjugés en montrant ce qu'est réellement une personne. Les autres personnages sont aussi très bien caractérisés, ce qui garantit à l'histoire une étonnante richesse.
Ensuite, l'énigme est très bien construite. Tous les indices sont présents depuis le début mais nous ne sommes parvenus à les assembler comme le fait Ted. Seule l'explication nous a permis de comprendre. L'auteur est donc parvenue à mener son mystère à la perfection. Le suspense est intense tout au long de la lecture et le dénouement n'est pas bâclé comme ce peut être le cas dans d'autres romans à révélations finales. Ici, les dernières pages captivent autant que les premières et nous avons été tristes de quitter notre personnage principal. Enfin, l'écriture est maîtrisée ! Le style de l'auteur est fluide. Le rythme intense lors des scènes à accélération ou plus lent lors des réflexions. Aucun passage n'est ennuyeux.
Bilan : un coup de cœur pour ce roman bien écrit, au héros original et au mystère captivant.
Mirabilia
20 janvier 2009
Mon père est un parrain, écrit par Gordon Korman
[Son of the Mob, 2002], traduit par Catherine Gibert, Gallimard Jeunesse, 2005.
L'histoire : Vince est le fils d'un parrain et n'est pas du tout prêt à suivre les traces de son paternel. Mais lorsqu'il sort avec la fille d'un agent du FBI, la situation se complique.
Notre avis : Voici un roman très drôle.
Les situations sont cocasses et originales, les personnages non caricaturés et le style, agréablement travaillé, mélange jeux de mots, phrases humoristiques et sincérité. Loin d'être redondantes, les péripéties entrainent le lecteur avec le personnage auquel il s'identifie et le plaisir se trouve à chaque page. La variété des énoncés et des lieux empêchent l'ennui et le dénouement, en partie inattendu, ravit.
Bilan : un roman drôle et original qui mérite d'être promu.
Mirabilia
15 octobre 2008
Qui es-tu Alaska ? Premier ami, Première fille, Dernières paroles, écrit par John Green
[Looking for Alaska, 2005], traduit de l'anglais (américain) par Catherine Gibert, Gallimard Jeunesse, "Scripto", 2007.
L'histoire : Miles intègre le pensionnat de Culver Creek. Ainsi, il rencontre Le Colonel, Alaska, Takumi, l'Aigle et devient Le Gros. Durant ses journées, il va en cours, fait quelques bêtises dans le dos des surveillants et s'amuse. Mais les petites farces deviennent parfois des conneries.
Notre avis : Nous avions entendu beaucoup de bien de ce roman et nous nous attendions à passer un très bon moment de lecture. L'histoire est assez plaisante, décrivant une vie de campus typique aux Etats-Unis. Nous suivons le personnage lors de ses cours, lorsqu'il boit, fume, drague, etc. Le cadre est posé... et ne va pas beaucoup plus loin. Quelques longueurs nuisent au plaisir et le roman commence à ressembler à un scenario de série américaine. Certes, le milieu du roman accapare notre attention et le reste du roman se lit avec davantage d'entrain. Certes encore, les caractéristiques des personnages sont originales et bien trouvées. Cependant, les caractéristiques renvoient parfois l'image d'un stéréotype. Tout de même, nous admettons que l'histoire reste globalement plaisante.
Bilan : petite déception par rapport aux éloges entendues au sujet de ce roman, qui reste, avouons-le, assez plaisant à lire mais ne nous a pas non plus transcendé.
Mirabilia.